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15.08.2007

Une page se tourne

Dimanche soir, on perçoit une petite lueur dans la nuit.


La lune était absente, il fallait donc faire sans elle pour se guider.
Puis, un puit de lumière a réchauffé l’obscurité.
Je me laissais transporté d’ailleurs, vers ailleurs, quelque part !

Et, en peu de temps qu’il faut pour le dire, qu’il faut pour le croire,
nos lignes se croisèrent sans mot dire, pour tout dire.
On sait trouvé sans jamais réellement se rencontrer, sans réellement se chercher.

Dans la froideur du soleil qui nous abandonnait, on attendait ma venue.
« Qu'avait-il à dire que les mots ne pouvaient entendre ? »

On se sentait réchauffé par l’éclairage discret et tamisé,
seul témoin de la circonstance, étrange, étrangère et si familière pourtant...
Des bols aux douces vapeurs accompagnés les convives,
Tel un conteur, je pris la parole qui s'imposait...
j'entamais alors mon histoire sans jamais regarder,
sans trop voir ce que la pénombre me réservait.

Ne croyant toujours pas que le voyage touchait à sa fin...
Qu’à ce rêve, il existait une réalité.
Que la réalité pouvait être effrontée, qu’elle devait être affronté.

« Mais il ne le savait pas encore, il y avait encore des étincelles dans son regard.
Ces histoires étaient bues, comme aspirées par la voûte étoilée
qui trônait au dessus de leurs têtes.
Il se sentait tout petit dans cette immensité
et si grand dans le partage de ces instants.

Et puis la soirée s’éclipsa sans que l’on est le temps de la voir, de l’aimer... »

Je ne garde en mémoire qu’un mirage.
Notre liaison s’est construite autour de nos écrits, autour de nous malgré nous...
Aujourd'hui, je quitte la plume et la laisse reprendre son envol.

Fermer le livre, en changer, écrire un nouveau roman et une nouvelle histoire.
Commencer autre chose, et surtout vivre cette fois,
vivre ce qui ne peut pas s’écrire,
vivre intensément la lumière du jour et la noirceur de la nuit.
Aimer et être aimé au-delà des mots,
loin d’un sentiment technique fait de virgules et de points.

Faire mon deuil de blanc et repartir de bon pied sur de nouveaux chemins.
La réalité m’attend et je ne peux emporter ce livre. Nos routes se séparent.
Et si au détour d’une colline, je la perçois, redescendre des cieux,
je tenterais peut-être de la saisir une fois encore...
Mais je ne prendrais pas le même sentier, la même voix...

Que ces lignes soient des messages d'un autre horizon.

La fatigue me guette, me gatte..
Les mots me quittent déja alors que j’ai encore besoin d’eux.

De tes premiers mots, je me souviens :

« J’ai gardé en mémoire un halo de douceur. C’était il y a longtemps, il me semble... Le lieu à peu d’importance. Mais je sais que l’herbe y était verte, que le soleil donnait même lorsqu’il faisait gris, et que le café avaient ce goût inimitable de l’hospitalité. J’ai cherché longtemps, sans chercher vraiment d’ailleurs et je suis tombé par hasard ici, dans un petit coin paumé de l’Orne, où la vie est un moment à part. Contente d’être entrer en contact avec quelqu’un qui sait qu’il existe... » Illys.

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