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24.10.2007
Un sourire, une souris
Dans l’après-midi, l’instant était à la course.
Et c’était bien une course qui devait être menée à terme.
Le balluchon à do, patins aux pieds...
Il franchit le seuil et glissa, tout du long, dans l’escalier.
Les rues blanches et endormies du mois d’août,
le conduisaient à vive allure vers l’inconnu...
Que cherchait-il à atteindre ?
Il ne semblait pas convaincu par ce qui l’attendait de l’autre coté du miroir.
Mais peu importe, d’un trottoir à l’autre,
tout se ressemblait et rien ne le rapprochait...
Le rapprochait de ce qui l’avais quitté.
Ses yeux papillonnaient sur les façades décrépies,
impossible de se poser, de reposer son attention.
Et c’était bien une course qui devait être menée à terme.
Le balluchon à do, patins aux pieds...
Il franchit le seuil et glissa, tout du long, dans l’escalier.
Les rues blanches et endormies du mois d’août,
le conduisaient à vive allure vers l’inconnu...
Que cherchait-il à atteindre ?
Il ne semblait pas convaincu par ce qui l’attendait de l’autre coté du miroir.
Mais peu importe, d’un trottoir à l’autre,
tout se ressemblait et rien ne le rapprochait...
Le rapprochait de ce qui l’avais quitté.
Ses yeux papillonnaient sur les façades décrépies,
impossible de se poser, de reposer son attention.
Puis…
Épuisé, son entrain commença à décliner,
pour peu à peu se figer au centre de l’éphémère, de l’incertitude.
Ses jambes fléchissaient sous le poids de son sac, de ses efforts inutiles.
Il baissa les yeux, il ne pouvait plus les soutenir.
Il ne pouvait plus rien soutenir et s’affala sur un banc,
rependant son âme sur le mur des lamentations.
La foie n’était pour lui qu’un exutoire,
Il baissa les yeux, il ne pouvait plus les soutenir.
Il ne pouvait plus rien soutenir et s’affala sur un banc,
rependant son âme sur le mur des lamentations.
La foie n’était pour lui qu’un exutoire,
qu’une excuse à la misère de son esprit, une fuite de la quête de l’absolu.
Plus rien ne le rattacher à la réalité…
Les rues, cette rue… tout était vide, vide de sens.
Mais qu’avait-il accompli ? Pas grand chose.
Mais qu’avait-il accompli ? Pas grand chose.
Reprendre tout depuis le début, il ne l’envisageait pas, il ne le souhaitait pas.
« Plutôt, mourir. » se disait-il.
Il n’aimait pas ces passages à vide, d’éternel recommencement,
Ou malgré le poids, il faut poursuivre, reprendre comme si de rien n'était.
« Plutôt, mourir. » se disait-il.
Il n’aimait pas ces passages à vide, d’éternel recommencement,
Ou malgré le poids, il faut poursuivre, reprendre comme si de rien n'était.
A la station de bus, aucunes lignes ne lui étaient connues. Quelle direction suivre ?
La rue était d’une solitude affligeante,
au fond de l’air quelques grondements furtifs
d’autos mal embouchées insistaient sur leur présence.
Pour lui rappeler sans doute qu’il n’est pas si loin.
Troublé dans l’entrelacement des lignes de bus, il demandait sa route.
Un signe.
Puis.
En un instant, sans prévenir,
un petit bout de femme sortie de nulle part
retoucha d’une pointe de couleur l’aridité du décor.
Un sourire, une souris.
retoucha d’une pointe de couleur l’aridité du décor.
Un sourire, une souris.
Elle lui adressa quelques mots en poste restante.
Il la regardait d’une oreille distraite.
Un bus s’arrêta aussitôt, à son approche.
« Tiens, voila mon bus.» dit-elle.
Il devait saisir cette opportunité, elle ne se représenterait peut-être pas.
Alors sans savoir qui elle était, alors sans savoir qui il était
et sans savoir non plus ou il allait, il se redressa
« Tiens, je vais le prendre aussi, pourquoi pas. »
Ils montèrent ensemble et s’installèrent à trois rangs d’écart, pour marquer l’écart.
Pour s’éloigner un peu de la familiarité qui les unissait déjà.
Elle le scrutait du bout des lèvres et lui remué comme attisé par cette sensation qui lui échappait.
Ne devait-il pas pousser l’idée à son paroxysme ?
Il se leva, alors, s’assis à ces cotés.
« Tu descends où ? » Lui dit-il.
- A la prochaine.
- Ah, tant mieux... Vraiment, parce que je n’aurai pas été plus loin.
Le bus s'arrêta à la prochaine comme prévu,
et dans une totale complicité ils descendirent du bus.
Il l’accompagna jusqu’à chez elle échangeant quelques pensées
et quelques mots dans la douceur du jour qui s’animait autour d’eux.
Puis d’un sourire, il repris sa route.
… Un sourire, une souris.
Ils montèrent ensemble et s’installèrent à trois rangs d’écart, pour marquer l’écart.
Pour s’éloigner un peu de la familiarité qui les unissait déjà.
Elle le scrutait du bout des lèvres et lui remué comme attisé par cette sensation qui lui échappait.
Ne devait-il pas pousser l’idée à son paroxysme ?
Il se leva, alors, s’assis à ces cotés.
« Tu descends où ? » Lui dit-il.
- A la prochaine.
- Ah, tant mieux... Vraiment, parce que je n’aurai pas été plus loin.
Le bus s'arrêta à la prochaine comme prévu,
et dans une totale complicité ils descendirent du bus.
Il l’accompagna jusqu’à chez elle échangeant quelques pensées
et quelques mots dans la douceur du jour qui s’animait autour d’eux.
Puis d’un sourire, il repris sa route.
… Un sourire, une souris.
20:20 Publié dans Écrit | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





Commentaires
J'aime cette histoire... sans espoir au début pour finir par un sourire...
Ecrit par : Maud | 25.10.2007
Maud> il suffit parfois de peu de choses pour se remettre en selle.
Juste sourire peut faire toute la différence entre hier et aujourd'hui.
Merci de ton apparition.
Ecrit par : A suivre | 25.10.2007
ce texte me fait penser à une chanson de barbara ... une histoire de rencontre, la dernière semaine de l'année... une rencontre qui marque, en passant ...
Ecrit par : stevie'lili'puce | 25.10.2007
Stevie'lili'puce> Merci pour ton passage.
Ecrit par : A suivre | 25.10.2007
Les commentaires sont fermés.