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21.11.2007

Otage du pull

Comme ces temps derniers invitent à se couvrir Doune et Karine ont eu l'heureuse idée
d'exprimer leur joie à travers un thème photo-graphique.
Après « les Piliers de Bar », voici « take off your sweater /ôte ton pull ». :)

Si vous ne craignez pas d'avoir froid, suivez le fil de laine par ici.

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17.11.2007

Pris par le gel

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15.11.2007

L'herbe verte

Comme me disait un ami, sur l'idée que j'avais de faire bouger les choses, d’hurler, d’agir peut-être, de bousculer, là où je commençais à ne plus supporter l'attitude de chacun :
« Le changement commence par soi-même avant de penser à révolutionner les autres. » Cela demande un effort. Un effort de chaque instant et de ne pas fléchir.
Vivre autrement, penser autrement, ne voir que le verre à moitié plein, plutôt que le contraire. Adopter une ligne de conduite en vers soi-même, d’abord. Et puis envers les autres, malgré l’adversité.

Cela ressemble à Du Nicolas Hulot. Mais je ne parle pas d’écologie, bien que cela en fasse partie.

Trouver et se tourner vers soi-même, vers ces valeurs que nous prônons à travers nos idées et nos commentaires sur la souffrance du monde et les mettre en application (si ce n’est pas déjà le cas).
Notre mécontentement, ces attitudes qui nous révulsent, plutôt que des les exprimer une nouvelle fois, avec encore plus de conviction, dans le dégoût de l’adversité, ne serait-il pas bon de voir ce qu’il y a à l’intérieur de nous qui provoque ce phénomène de violence ? Comment lutter ? Comment changer ce regard ? Une autre de mes connaissances me disait aussi « Le comportement de ton interlocuteur, n’est-il pas lié de façon directe à ta propre façon d’agir ? » Et si l’on renvoyait finalement sans en rendre compte une image qui crée une déformation… Ne sommes-nous pas tous dans une quête du bien être ? Un sourire, n’invite-t-il pas à être aimable ? Pourquoi, à un instant donné, les rapports entre les hommes se transforment ? Faut-il accuser pour se sentir moins coupable ? Faut-il dénoncer pour que les attitudes changent ? Quand la plupart regarde encore l’herbe du voisin. Qu’est-ce qui nous empêche de montrer à notre voisin comment rendre son herbe plus verte ?

Changer soi-même, serait-ce encore un acte individualiste,  comme le laisse présager le message de cet ami ? En apparence, je l’aurais cru s’il ne m’avait pas montré, invité à partager son repas.

Changer. L’idée n’est pas de convaincre par les mots, mais par les actes, de séduire. D’être en accord, avec ses propres pensées humanistes. Que les mots ressemblent trait pour trait à ses propres actions. Nombreux sont les coups avant de susciter la curiosité du voisin, le questionnement et l’intérêt de cette qualité de vie que nous avons adoptée et l’idée de se la procurer, par une main tendue, un échange, un sourire, plutôt que de la voler et/ou que de tuer pour l’avoir.

Bien que l’on soit unique, nous sommes tous uniques à tendre vers une cohabitation nécessaire. Changer soi-même, pas seulement dans ses actes, mais aussi dans sa manière de penser, d’entrevoir la vie et les autres. Etre un peu plus à l’écoute, entendre. Ne jamais croire que les choses sont blanches ou noires. Laisser une ouverture sur le monde, sur le regard de l’autre, l’inviter à voir autre chose, autrement. Un mot à mille visages. Devons-nous accorder un doute à chaque chose ? L’homme, est-il naturellement mauvais ? N’a-t-il pas soif de sécurité et de paix avant tout ?

Il ne s’agit pas d’être naïf, d’accorder crédit à tous ce qui nous est dit, de croire que tout est bien dans le meilleur des mondes, de fermer les yeux sur l’atrocité.

À chaque niveau, on tue sans s’en rendre compte, sans y prêter attention. Nous sommes aseptisés par une vie édulcorée. Avant de voir les défauts d’une société à l’image humaine, ne serait-il pas bon de se regarder soi-même, de regarder ses actes aux quotidiens ?

Tout ne peut être changé du jour au lendemain, mais peu à peu prendre conscience et trouver une attitude de substitution moins nocive pour l’humanité. Notre comportement a tendance à influencer le regard d’autrui, non ?  Alors, n’est-ce pas dans ce sens qu’il faut agir ? Changer soi-même.

Je veux croire en la bonne intelligence de chacun et l’intérêt de tous.
Je veux croire en la possibilité d’un effet de masse.

Est-ce une utopie ?

12.11.2007

7 jours en 1 voyage

Un saison s'éteint, une saison s'allume de tous ces feux.
Une impression d'être de plusieurs pays, de plusieurs raisons...
En temps réel, des lumières qui transportent, qui emportent, un pas de plus, en temps rêvé.

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05.11.2007

Patchwork d'Automne

Quelques images oubliées, quelques images d'automne.. 
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03.11.2007

Hommage

Au delà du regard, l'image véhicule de multiples idées
qui m'échappent parfois et me transportent au delà de moi-même.
L'observateur de l'ombre scrupte les profondeurs de ses sensations,
de ses sentiments et tente de l'imprimer sur le papier,
lui donné corps, lui donné cœur.
Ils me transportent de l'Ombre à la lumière et de l'Ombre à l'émotion.

En hommage à ces êtres de l'ombre,
je souhaite faire la lumière et leur dédier cette espace.

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... A Aby

Entre archive et collection, un scotch pour cicatriser la plaie d'une réminiscence.
Une légère nostalgie plane... flirte et enivre. Une empreinte indélébile m'imprègne et me soulève.
De l'obscure au clair et du clair à l'obscure, une sensation fine et suave sillonne les chemins de mon âme.

C'est une invitation au silence, un regard se dessine au travers de ces lèvres clauses.
C'est une signature, un tatouage,
une respiration qui embrase le passé pour s'éteindre à mes pieds...
et renaître... en mon cœur, de ses cendres.

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 Suivre Aby


... A Lafabe

Lafabe et son labo expérimental, approfondissent les méandres de l’image, repoussant les limites du réel, perturbant la fonction originelle de l’image.

Lafabe nous décrit le papier peint du quotidien, déformant l’esthétisme, l’idée et la pensée. Tout est matière, matière a l’expérimentation, pas de limite, pas d’interdit, pas de carcan… Il me faut sortir de mes idées préconçues pour entrevoir la nature de son œuvre, transgresser l’apparence… de ce qui doit, de ce qui est et devrait être ou devenir.

Tout est matière, défier les lois, les vues de l’esprit. Le réel disparaît. Je dois faire abstraction, me vider de toutes pensées et renaître, pour comprendre, entendre le monde autrement, quitter mes habitudes, faire peau neuve. Effacer les perspectives, n’entrevoir que des lignes… sentir la couleur qui prend forme, le paysage qui a des allures de peinture abstraite.
Comme un nouveau continent, la découverte d’un nouveau pays, il faut s’adapter aux mœurs, adopter leurs coutumes, se fondre dans le décor pour être plus à même d’apprécier ces contours, son étendu, la richesse qu’elle offre.

Patchwork de la matière, comme si chaque morceau de vie saisie, archivée, était restituée tel un magma de matière à vif… des éléments désincarnés qui reprennent forme sous un autre angle, un autre visage, en d’autres pensées…

Réapprendre à voir.

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... À Marianne Le Carrour

On ne se lasse pas de voir les effets de la lumière sur ce qui nous entoure...
Tu vois avec le cœur. Bien que comme tu le dis, « tu te cherches encore »,
l'essentiel demeure... sentir, ressentir, toucher du bout des yeux, comme du bout des lèvres...
avoir un style, un seul ne serait peut-être qu'un immobilisme dans la recherche de toi-même,
dans la profondeur ce qui as besoin d'être exprimé...

 

J'ai l'impression de sentir les parfums de la fleur,
l'humidité de la rosé, la fraîcheur du matin...
Tu sais saisir l'intimité de l'instant.
Et je la découvre comme pour la première fois.

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... À Maury Perseval

Instant de vie choisi, portrait de vie, entrer dans le regard d'un autre... partager son regard du levé au couché, ressentir quelque chose qui me ressemble, mais pas tout à fait.

Sensation étrange, impression de connaître, d'être de cette vie là et de perdre la mienne.
C'est comme une histoire, un roman d'images... beaucoup de charme, de sensibilité, d'humour, de douceur... voir un peu de mélancolie et surtout beaucoup d'amour... un éternel printemps.

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Suivre Maury 

Le sujet traité ne m’est pas inconnu, l’idée non plus… Et bien que je ne connaisse en vérité pas grand chose à cette histoire, que je ne sois que spectateur anonyme, je me sens investi, happait, inquiet.

Au delà de la qualité du rendu, de la lumière, de la mise en scène, je les perçois comme réel, comme un fait, un « fait divers ».

Hier encore, je parcourais la vie de Egon Schiele, il me reste en mémoire l’image d’une peinture, témoin de son existence. Une peinture qui marquait, qui ponctuait ses relations avec le monde intérieur, ses doutes, sa violence. A la fin de sa court vie, on découvre dans ses dernières œuvres, un être apaisé qui a trouvé son équilibre à travers la femme. Celle qui a su le comprend et donner sens à sa vie.

Comme cet artiste, vos images me deviennent connues, me parviennent comme témoin d’une expérience. Une femme entre en scène, participe à l’image à votre roman… je sens toute l’importance de cette présence, sans en connaître les tenants et les aboutissants. Mais elle donne forme à votre univers, à vos passions, à cette histoire.

Un instant d’intimité. Elles sont des messages sourds et profonds, un appel dans l’imaginaire. Nous sommes, d’un seul coup, témoin d’une réalité qui nous échappe, une forme de rupture du réel avec l’inconscient.
Je suis témoin d’un appel qui marque toute mon impuissance.


 

... A Maudoune

Comme un journal intime, pensées de chaque jour. Comme des haïku, bercent les oreilles et  le regard. C’est une félicité. C’est un poème d’amour qui secourt, éveille les sens.

Douceur, finesse, sensibilité et sensualité… une caresse, qu'il est agréable de recevoir chaque matin.

Une brise, la rosée d'un matin d'été, quand encore somnambule de la nuit, les pieds nus dans l'herbe on se laisse rafraîchir, envahir, éveiller par la beauté du jour. Les nuances de l'aube enivrent, bercent, enlacent.

Vous êtes une apparition, qui s’imprime sur la rétine… que l’on laisse filer devant notre regard, incapable de la saisir, de la cueillir de peur qu’elle se fane et que l’on garde au fond de la mémoire comme un beau voyage.

Votre visage, votre corps, toute votre personne accompagne généreusement vos compositions. Comme si l’image ne pouvait pas vivre sans vous, sans votre présence… vous devenez l’outil d’une expression. L’image, les mots et votre silhouette ne font qu’un… une union parfaite… majestueuse. Majesté.

C’est d’une toile blanche, encore vierge de toute pensée que se dessine peu à peu les sens…
Le Petit Prince nous parle : « Si quelqu’un aime une fleur qui n’existe qu’à un exemplaire dans les millions et les millions d’étoiles, ça suffit pour qu’il soit heureux quand il les regarde. Il se dit : Ma fleur est là quelque part… ».

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... A Marie-Ancolie

Un ange survole l’espace de douces pensées, je me glisse dans les méandres de son plumage.
Il m’apaise, m’envahit de sa bienveillance. Et reprend son vol comme si rien avait été.

Et puis... et puis, en dessous de l'agitation du monde, le silence s'anime...

Une perle vient de naître, gorgée de lumière et pleine de rêve,
berçant le regard, caressant la peau...

Une perle en équilibre sur le fil, de l'ombre et à la lumière... rafraîchit l'esprit de douces pensées...

 

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... À Barbarette

La nature et toi, vous vous êtes trouvé... vous avez trouvé une façon de vous comprendre, d'exprimer une douceur, une poésie, une fraîcheur, une autre réalité. Un subtile mélange de nostalgie, de rêve.

Ton paysage laisse entrevoir une atmosphère ou il fait toujours beau, ou il fait toujours bon, une météo féerique ou c’est agréable d’y être, déambuler, devenir un papillon et butiner d'une image à l'autre.
Une présence bienveillante accompagne mon regard d'un détail à l'autre, d'une nuance à l'autre... une légère impression de vertige enlace et berce.

Somnambule plongé au milieu du monde….

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... À Dine

Voyage intérieur ou se côtoie le souvenir et l’avenir, le rire et la nostalgie.
Il y a quelque chose qui vient de loin et qui est tout proche en même temps.
C’est une aventure intérieure, un autoportrait intimiste qui met en exergue des réponses profondes.

Dans ces photos cohabitent dualité et harmonie. Un mystère naît de l’image que l’auteur tente d’apprivoiser.

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