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09.01.2008
On grandit avec
N'y aurait-il pas dans cette pollution dont toute le monde parle un enrichissement mondial et personnel dont les pays (gouvernements) ne sauraient se passer ? Ne crée-t-elle pas des besoins supplémentaires à l’espère ?
N’enrichisse-t-elle pas en quelque sorte notre civilisation ? Le système dans lequel nous fonctionnons, n'est-il pas régie par des règles autonomes et fictives au cycle de la planète, nous devenant aujourd’hui indispensable ? N’avons-nous pas perdu le sens de notre rythme biologique propre, l'essence de nos véritables besoins ?
Je ne prétend pas à avoir de solutions, je fais parti de ces gens à qui l'on inocule par intraveineuse l’information. J'essaie de prendre du recul pourtant, de la distance. De comprendre. Je me dis que c’est les autres, le système, quoi. Mon système, celui que j’ai choisi ou que l’on m’a imposé. Que c’est moi. J’ai fermé les yeux, je n’ai pas voulu voir et n’est peut-être rien vu non plus. Ou j’ai fait semblant.
Mais ai-je le temps !?
La voiture pour me déplacer, l’électricité pour m’éclairer, le fioul ou le gaz pour me chauffer, le stress pour me créer des maux… les lignes haute tensions, les mauvaises odeurs et la nourriture pour écourter ma vie dans un cancer foudroyant. Toutes ces choses merveilleuses que la société me crée, que je crée, comme une fatalité et m’occupe tant l’esprit… Je ne m’ennuie pas.
Nous sommes trop nombreux sur cette terre pour faire des concessions, la jouissance naît du besoin de domination financier, du pouvoir, du plaisir… plaisir de l’éphémère, mais qu’importe.
N’ai-je pas le droit de me faire plaisir un petit peu de temps en temps après une journée difficile ?
Un petit cadeau en passant pour soulager ma peine. Un livre conçu avec l’arbre de vie. Un téléphone portable avec un beau design et des fonctionnalités que je trouverais désuet dans deux jours, mais qui me feront plaisir à l’instant de l’achat. Et puis si cela n’est pas suffisant, j’irais au restaurant consommer des produits tous faits, surgelés, cultivés avec amour dans une usine lointaine. Et si cela n’est pas suffisant, parce que j’ai faim, et cela ne sera pas suffisant. j’ai des besoins vous comprenez. J’ai des envies, l’envie d’avoir l’impression de vivre, de sentir que j’existe, que j’ai le pouvoir moi aussi. Le pouvoir de me faire plaisir. Le pouvoir d’être différent de l’autre par l’achat d’un produit de grande consommation.
Épicurien, consommer pour ne plus sentir, pour vivre moins, mais mieux. Pour enrichir encore et d’avantage l’ogre du système que je nourrie chaque jours un peu plus. Il me conforte et m’assiste dans ma douleur… je lui dois bien ça.
Ces gens, moi, dont toute le monde parle, comme des éléments fictifs, extérieurs à la situation. Ils pensent. Ils ont leur idée de la chose… de ce qu’on leur fait bouffer… Mais ont-ils le choix ?
Nous sommes seuls, parce que nous le voulons bien. Seul face à cette problématique. Comment construire une vie de société dans l’individualisme pur que nous cultivons avec fierté ? N’y a-t-il pas contradiction dans nos attentes ?
Ces gens… ne leur laissons pas croire, ne nous laissons pas croire, nous ne croyons pas que ces fautes ne reviennent qu'à un seul d'entre nous, moi, toi, à lui. La réponse est peut-être dans chacun de nous, peut-être ailleurs. Nous ne sommes pas dupe sur le rôle de la société, ce qu'elle prône avant tout et en toute chose. Nous savons. Nous sommes pris dans un étau. Que choisir ?
Une position radiale, ne sait-elle pas une forme de suicider ? Sommes-nous prêts à mourir pour laisser la place à un monde plus propre, meilleur ? Ne sommes-nous pas dans l'idée d'un bonheur, un plaisir immédiat de notre personne ?
Est-il nécessaire d’en parler ? Si c’est juste pour le plaisir de dire, d’en faire état comme un effet de mode ? Parce que cela fait bien… et puis après on y pense plus. Il serait tant de prendre conscience de sa nature, de notre fâcheuse manie de vivre dans les apparences, de cette fâcheuses manie de se plaindre et de contribuer à notre propre perte.
C’est pas ma faute.
N’enrichisse-t-elle pas en quelque sorte notre civilisation ? Le système dans lequel nous fonctionnons, n'est-il pas régie par des règles autonomes et fictives au cycle de la planète, nous devenant aujourd’hui indispensable ? N’avons-nous pas perdu le sens de notre rythme biologique propre, l'essence de nos véritables besoins ?
Je ne prétend pas à avoir de solutions, je fais parti de ces gens à qui l'on inocule par intraveineuse l’information. J'essaie de prendre du recul pourtant, de la distance. De comprendre. Je me dis que c’est les autres, le système, quoi. Mon système, celui que j’ai choisi ou que l’on m’a imposé. Que c’est moi. J’ai fermé les yeux, je n’ai pas voulu voir et n’est peut-être rien vu non plus. Ou j’ai fait semblant.
Mais ai-je le temps !?
La voiture pour me déplacer, l’électricité pour m’éclairer, le fioul ou le gaz pour me chauffer, le stress pour me créer des maux… les lignes haute tensions, les mauvaises odeurs et la nourriture pour écourter ma vie dans un cancer foudroyant. Toutes ces choses merveilleuses que la société me crée, que je crée, comme une fatalité et m’occupe tant l’esprit… Je ne m’ennuie pas.
Nous sommes trop nombreux sur cette terre pour faire des concessions, la jouissance naît du besoin de domination financier, du pouvoir, du plaisir… plaisir de l’éphémère, mais qu’importe.
N’ai-je pas le droit de me faire plaisir un petit peu de temps en temps après une journée difficile ?
Un petit cadeau en passant pour soulager ma peine. Un livre conçu avec l’arbre de vie. Un téléphone portable avec un beau design et des fonctionnalités que je trouverais désuet dans deux jours, mais qui me feront plaisir à l’instant de l’achat. Et puis si cela n’est pas suffisant, j’irais au restaurant consommer des produits tous faits, surgelés, cultivés avec amour dans une usine lointaine. Et si cela n’est pas suffisant, parce que j’ai faim, et cela ne sera pas suffisant. j’ai des besoins vous comprenez. J’ai des envies, l’envie d’avoir l’impression de vivre, de sentir que j’existe, que j’ai le pouvoir moi aussi. Le pouvoir de me faire plaisir. Le pouvoir d’être différent de l’autre par l’achat d’un produit de grande consommation.
Épicurien, consommer pour ne plus sentir, pour vivre moins, mais mieux. Pour enrichir encore et d’avantage l’ogre du système que je nourrie chaque jours un peu plus. Il me conforte et m’assiste dans ma douleur… je lui dois bien ça.
Ces gens, moi, dont toute le monde parle, comme des éléments fictifs, extérieurs à la situation. Ils pensent. Ils ont leur idée de la chose… de ce qu’on leur fait bouffer… Mais ont-ils le choix ?
Nous sommes seuls, parce que nous le voulons bien. Seul face à cette problématique. Comment construire une vie de société dans l’individualisme pur que nous cultivons avec fierté ? N’y a-t-il pas contradiction dans nos attentes ?
Ces gens… ne leur laissons pas croire, ne nous laissons pas croire, nous ne croyons pas que ces fautes ne reviennent qu'à un seul d'entre nous, moi, toi, à lui. La réponse est peut-être dans chacun de nous, peut-être ailleurs. Nous ne sommes pas dupe sur le rôle de la société, ce qu'elle prône avant tout et en toute chose. Nous savons. Nous sommes pris dans un étau. Que choisir ?
Une position radiale, ne sait-elle pas une forme de suicider ? Sommes-nous prêts à mourir pour laisser la place à un monde plus propre, meilleur ? Ne sommes-nous pas dans l'idée d'un bonheur, un plaisir immédiat de notre personne ?
Est-il nécessaire d’en parler ? Si c’est juste pour le plaisir de dire, d’en faire état comme un effet de mode ? Parce que cela fait bien… et puis après on y pense plus. Il serait tant de prendre conscience de sa nature, de notre fâcheuse manie de vivre dans les apparences, de cette fâcheuses manie de se plaindre et de contribuer à notre propre perte.
C’est pas ma faute.
12:00 Publié dans Écrit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pensée, écrit, idée, réflexion





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