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29.01.2008

Toujours

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Je crois malheureusement qu'il n'y a pas d'âge pour souffrir. Il n'est jamais très agréable de passer par là... d'être mordu. Mais, si toute fois, s'il est possible de garder son âme d'enfant, regarder toujours comme pour la première fois chaque chose. C'est déjà beaucoup.

Recommencer sans craindre, marcher avec fierté et engouement, sentir le vent dans les voiles, suivre le fil de l'eau, se laisser envahir de frisson à la première brise. Aimer sans compromission, avec ferveur et passion. Rester libre de soi-même.

Ne garder aucun souvenir si ce n'est le meilleur dans chaque chose. Là, ou l'adversité reigne, il y a un ilôt ou repose l'esprit. C'est idéal. Et qu'importe le sérieux et le regard d'autrui.

Ne pas s'endormir sur ce qui nous anime, jamais. Suivre les étoiles, toujours.
C'était l'un de mes vœux. Il s'évanouit, parfois, se dissimule dans les pages de ma vie. Et je le retrouve au hasard d'un rencontrer dans le regard, le geste, au détour d'un sentier, dans le chant d'un oiseau, de la brune du matin, dans la froideur d'un hiver déserté, au sommet d'une colline dans les jeux du vent, dans les bras de l'amour, dans un sourire... un silence parfois.

Je le retrouve, on se retrouve comme un ami perdu de vu depuis longtemps, comme le paysage aux mille sourires de mon enfance, Il a changé, mais au fond il est toujours le même. Si l'on regarde bien... avec tendresse. C'est un échange l'un pour l'autre... Donner des couleurs à l'éphémère et à l'insignifiant. Donner du sens à chaque geste, Sentir au plus profond que tout est possible, au delà des maux, au delà des mots.

Me gonfler de toutes ces petites choses que l'adulte se refuse de ressentir par convention. Lui qui veut garder obstinément sa place fictive dans une société inadapté au sens profond de la vie.

Que sensibilité soit un signe de grâce, une prise de conscience, un instant d'éternité. La naissance du jour, chaque jour.

Quand l'on meurt une fois, c'est pour vivre intensément.
Changer de peau et donner au rêve le sens des réalités.

25.01.2008

Couleur de mon pays

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21.01.2008

Dans une autre galaxie

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 De nature changeante, se laisser transporter par ces peintures éphèmères. 

11.01.2008

La Possibilité d'une île - Houellebecq

 Je l'ai pourtant lu, poussé par la voix de mon entourage. Suite à une longue conversation sur le regard que l'on porte au sens de la vie humaine. Mon interlocutrice me site Houellebecq, La Possibilité d'une île...

Alors, oui, peut-être... je me lance...

Et du souvenir de cette conversation, je ne comprend pas le rapport, le lien qu’il pourrait avoir avec le sort de l’humanité. Mais bon, qu’importe… quand je commence quelque chose, j’aime bien aller jusqu’au bout malgré la difficulté. Consciencieux, je poursuis.

Au milieu du livre, je souffle... Je m’essouffle… je ne vois décidément pas l’intérêt de ce livre. La décrépitude du genre humain, nous en sommes tous conscient. 100 pages peut-être plus, parcourues. Une pause, s’il vous plaît… L’auteur m’étouffe. Quel noirceur ! Ou veut-il en venir ?

Une pause et je pose le livre dans l’ombre, dans un coin de poussière. Décidément, non, son discours va à mon encontre. Mais si elle m’a parlé de ce livre, c’est qu’il y a quelque chose qui m’échappe. Je l’époussete et reprend pour le terminer, finalement. Et puis… je ne veux plus en entendre parler… c’est bon… du beau, du bon goût... passons à quelque chose de plus constructif, positif.

Et puis aujourd’hui je tombe sur un regard critique du livre : « racines ». Du coup, je m'interroge, je fouille dans mes souvenirs.
 
Que sait-on de Houellebecq, qu’il n’aurait pas su une nouvelle fois encore exprimer avec conviction ?  Nous apprend-il quelque chose sur le genre humain ? y a-t-il une lueur d’espoir, une solution qu’il serait le seul à connaître et qu’il transmettrait à la terre entière pour son salut ? Non, rien de tout cela ne m'est apparu, au première abord.
 
Et au delà du dégoût qu'il a su crée en moi ? Une interrogation ? Oui, finalement, quelque chose surnage qui me pousse à balayer ma mémoire et à épurer la forme de son discours. Il nous dépeint le misérabilisme du genre humain à travers un personnage, une star du showbiz (donc pas n’importe qui) qui serait l’archétype de l’espère, l’homo sapience du 21ème siècle. Un personnage en proîe au désir futile de consommation à outrance. Du sexe. Sa vie s’érige autour ce seul but. Consommer, consommer sans trop dégare pour ses semblables. Les années passent, il se voit vieillir et perdre peu à peu la faculté et la maîtrise de ses plaisirs. Peu à peu il se retrouve face à lui-même, seul. Il perd ses repères. Sa vie devient vide de sens.

Les descriptions de l'auteur sont très justes, il a un sens profond de l’observation et des peurs qui dominent le monde. Il tient en allène son lectorat par son regard noir et aiguisé d’un univers impitoyable digne des serial killer. Ou le lecteur est en émoi et happé à poursuivre sa lecture… entre effrois et avidité. L’auteur exploite à merveille les faiblesses et les sensibilités de la personnalité de chacun. (Ce qui m’est particulièrement désagréable. Mais passons.) Je reconnais en lui cette capacité d’interprétation et d’analyse.

Son livre est à double tranchant, il met en exergue le défaut de chacun, la capitulation d'un système qui s'est construit sur des besoins immédiat, créant un monde fictif, tout en mettant à défaut son lecteur qui refusent de s’identifier au personnage donc à ce mode de vie, mais qui se retrouve inévitablement complice de l’événement. A l’image de son livre, l’homme d’aujourd’hui s’efforce sur cette terre de  créer un nouveau monde à son image ou le maître mot a pris la forme de « pouvoir d’achat ». Lui permettant ainsi de soigner ponctuellement ces angoisses sur le pourquoi de son existance, mais sans soigner véritablement l'origine du mal. Ce système a su exploiter ses faiblesses, cultiver  ses  craintes et lui faire croire du bien fondé et de toute l'utilité d'une société comme la nôtre. « L'homme ne peut vivre autrement ».

Il y a dans ces descriptions putrides du genre humain, comme un appel, comme une certitude que l’espère humaine a finalement un sens, à une grande destinée. Ce livre nous renvoie au miroir de nous-même, de nos questions existentielles. Le doute de notre rôle dans ce « nouveau monde » s'incrit comme un espoir. Sur le postulat, que l'Homme est un être de réflexions doté d'une conscience, l'espoir serait de croire que sa lucidité l'emportera et qu'il se désengagera du système illusoir dans lequel il se meut. Mais il semble qu'il doit pousser son expérience au paroxisme pour en trouver le sens. Jusqu'à quel point devra-t-il aller pour être convaincu de son erreur ?
 
Ce roman que j’ai détesté est d’une actualité folle.

Houellebecq pointe du doigt ce qui érige le monde et fait tourner les hommes en ridicule.


09.01.2008

On grandit avec

N'y aurait-il pas dans cette pollution dont toute le monde parle un enrichissement mondial et personnel dont les pays (gouvernements) ne sauraient se passer ? Ne crée-t-elle pas des besoins supplémentaires à l’espère ?
N’enrichisse-t-elle pas en quelque sorte notre civilisation ? Le système dans lequel nous fonctionnons, n'est-il pas régie par des règles autonomes et fictives au cycle de la planète, nous devenant aujourd’hui indispensable ? N’avons-nous pas perdu le sens de notre rythme biologique propre, l'essence de nos véritables besoins ?

Je ne prétend pas à avoir de solutions, je fais parti de ces gens à qui l'on inocule par intraveineuse l’information. J'essaie de prendre du recul pourtant, de la distance. De comprendre. Je me dis que c’est les autres, le système, quoi. Mon système, celui que j’ai choisi ou que l’on m’a imposé. Que c’est moi. J’ai fermé les yeux, je n’ai pas voulu voir et n’est peut-être rien vu non plus. Ou j’ai fait semblant.

Mais ai-je le temps !?

La voiture pour me déplacer, l’électricité pour m’éclairer, le fioul ou le gaz pour me chauffer, le stress pour me créer des maux… les lignes haute tensions, les mauvaises odeurs et la nourriture pour écourter ma vie dans un cancer foudroyant. Toutes ces choses merveilleuses que la société me crée, que je crée, comme une fatalité et m’occupe tant l’esprit… Je ne m’ennuie pas.

Nous sommes trop nombreux sur cette terre pour faire des concessions, la jouissance naît du besoin de domination financier, du pouvoir, du plaisir… plaisir de l’éphémère, mais qu’importe.

N’ai-je pas le droit de me faire plaisir un petit peu de temps en temps après une journée difficile ?

Un petit cadeau en passant pour soulager ma peine. Un livre conçu avec l’arbre de vie. Un téléphone portable avec un beau design et des fonctionnalités que je trouverais désuet dans deux jours, mais qui me feront plaisir à l’instant de l’achat. Et puis si cela n’est pas suffisant, j’irais au restaurant consommer des produits tous faits, surgelés, cultivés avec amour dans une usine lointaine. Et si cela n’est pas suffisant, parce que j’ai faim, et cela ne sera pas suffisant. j’ai des besoins vous comprenez. J’ai des envies, l’envie d’avoir l’impression de vivre, de sentir que j’existe, que j’ai le pouvoir moi aussi. Le pouvoir de me faire plaisir. Le pouvoir d’être différent de l’autre par l’achat d’un produit de grande consommation.

Épicurien, consommer pour ne plus sentir, pour vivre moins, mais mieux. Pour enrichir encore et d’avantage l’ogre du système que je nourrie chaque jours un peu plus. Il me conforte et m’assiste dans ma douleur… je lui dois bien ça.

Ces gens, moi, dont toute le monde parle, comme des éléments fictifs, extérieurs à la situation. Ils pensent. Ils ont leur idée de la chose… de ce qu’on leur fait bouffer… Mais ont-ils le choix ?
Nous sommes seuls, parce que nous le voulons bien. Seul face à cette problématique. Comment construire une vie de société dans l’individualisme pur que nous cultivons avec fierté ? N’y a-t-il pas contradiction dans nos attentes ?

Ces gens… ne  leur laissons pas croire, ne nous laissons pas croire, nous ne croyons pas que ces fautes ne reviennent qu'à un seul d'entre nous, moi, toi, à lui. La réponse est peut-être dans chacun de nous, peut-être ailleurs. Nous ne sommes pas dupe sur le rôle de la société, ce qu'elle prône avant tout et en toute chose. Nous savons. Nous sommes pris dans un étau. Que choisir ?

Une position radiale, ne sait-elle pas une forme de suicider ? Sommes-nous prêts à mourir pour laisser la place à un monde plus propre, meilleur ? Ne sommes-nous pas dans l'idée d'un bonheur, un plaisir immédiat de notre personne ?

Est-il nécessaire d’en parler ? Si c’est juste pour le plaisir de dire, d’en faire état comme un effet de mode ? Parce que cela fait bien… et puis après on y pense plus. Il serait tant de prendre conscience de sa nature, de notre fâcheuse manie de vivre dans les apparences, de cette fâcheuses manie de se plaindre et de contribuer à notre propre perte.

C’est pas ma faute.

08.01.2008

Au retour


N’y a-t-il pas dans chaque retour, un soupçon d’amertume ?

Retrouver la ville, les rues et l’habitat comme une carte postale, retrouver une odeur de papier jauni. Peut-être seulement quinze jours se sont échappés du temps, peut-être plus, entre le départ et le retour. Peut-être cela n’a été qu’un rêve d’une nuit, qui s’enfuit déjà, sans savoir pourquoi…

Insaisissable instant du temps, qui lui échappe, file à toute allure pour ne jamais se poser ne serais-ce qu’un instant, un cours instant… marquer sa présence, figer le présent d’un sourire béat. Dans les premières heures, il flotte au milieu des songes, n’appartenant à aucuns mondes, survolant le décor, en tous sens endoloris, gommé de ses facultés.

Et le plat finit par refroidir, ne laissant qu’un subtil goût de reviens-y et puis… et puis… Tout reprend sa place, de l’ordre. Le temps creuse l’écart, pour ne laisser que quelques photos dans un tiroir. Les priorités s’immiscent entre « il » et lui-même. À visage découvert, difficile de faire la part des choses.

Quand la pensée première serait de repartir, de prolonger et de poursuivre l’inaccessible, n’y a-t-il pas dans le retour une déchirure entre lui hier et eux aujourd’hui ? N’est-ce pas dans ces moments qu’il faut marquer la pierre, se voir pour la premier fois dans le blanc des yeux… N’est-ce pas dans ce défilement que naît toute chose ? Faut-il regarder véritablement derrière pour avancer sans craindre ? Au moment du choc, de l’atterrissage, au changement brutale de température, n’est-ce pas là, à cette instant précis que tout se mesure avec précision ou la réceptivité est accrue ?

S’agit-il de fuir ou de construire, repartir ou prendre à bras le corps le quotidien et lui donner forme, être, être en adéquation avec ses aspirations ? La seconde demande tant de vigilance, qu’il faut retrouver à chaque rivage, une petite voix sourde et sèche pour le pousser une fois encore vers la bonne direction.

Il lui faut dans ce nouveau voyage prendre patience et courage en compagnon de route, sans oublier le reste, ce qui fait les grandes destinations.

04.01.2008

2008

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01.01.2008

Un automne peut-être

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